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vendredi 16 janvier 2015

La fille sans nom d'Angelika Klussendorf




C'est l'histoire d'une fille livrée à la fureur destructrice d'une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l'évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d'aide. A qui, d'ailleurs, pourrait-elle s'adresser ? Elle est seule et doit se construire seule.









Éditions Presses de la Cité

Angelika Klussendorf
Origine : Allemande
22 Janvier 2014
Contemporain - Drame
Domaine Etranger
Quand une mère détruit....
La Fille sans Nom a reçu le prestigieux prix littéraire Hermann Hesse en 2014.
208 pages
ISBN-10: 2258101042

Dès que j'ai eu vent de cette sortie, j'ai de suite voulu le découvrir. Tout m'interpellait dans ce roman, que ce soit le résumé ou la couverture si profonde. Et cette fois ci, contrairement à ma lecture précédente, j'ai été fortement troublée et agréablement surprise.

La plume d'Angelika K m'a totalement fascinée car elle a une manière de nous narrer cette histoire qui m'a perturbée d'une début à la fin. J'ai aimé cette "prose" si envoutante et la façon détournée qu'elle a utilisé pour m'apporter autant d'empathie.

Cette jeune enfant que nous allons suivre jusqu'à ses 17 ans va vivre une vie pratiquement affreuse. Je pense qu'en étant orpheline elle aurait pu vivre de façon plus sereine. (sans me permettre de juger l'un ou l'autre cas) 
Sa mère n'est qu'une génitrice et elle va devoir combattre avec cette vie qu'on lui propose impose.  Entre coups, mensonges, insultes et j'en passe, cette enfant va devoir grandir avec ce que la vie lui apporte, si peu de choses en fait.  
Vivre dans la crasse avec une mère qui boit, fume et se tente un avortement illégal avec des aiguilles à tricoter juste à coté..Voici la vie de notre petite héroine.

Cette vie également, qui refuse à son corps de grandir, de grossir et de devenir femme à son tour, ce corps qu'elle va devoir supporter en plus de la vie si difficile qu'on lui impose.

J'ai beaucoup apprécié ce roman qui doit, je pense, être compris. Un lecteur lamba pourrait le feuilleter sans en comprendre le sens  s'il n'est pas intéressé par le sujet ou s'il le lit d'une façon trop légère.  L'auteur nous montre les dégâts qu'engendrent le non amour maternel (et je suis,à vrai dire, fascinée par le sujet.)
Ce livre m'a donc totalement séduite car j'ai pu ressentir la haine, la vie et les émotions de notre héroine qui parle de sa mère avec tant de recul.  Quel courage a cette enfant pour continuer à vivre?  aurais je eu autant de volonté de m'en sortir? Quel avenir avoir dans un tel cas?

La prose de ce roman est particulière, il faut aimer, et ne pas se choquer par exemple par le fait que cette petite fille parle de sa mère en disant "la mère"... l'auteur a su utiliser les mots justes pour nous permettre un maximum d'empathie qu'on accepte ou non.

Un roman qu'il faut savoir  vouloir comprendre.


Avec La fille sans nom, Angelika Klussendorf nous fait découvrir l'une des faces sombres de l'ex-République démocratique allemande, celle où l'enfance n'avait pas sa place, et signe un roman d'une grande sobriété, sans pathos ni misérabilisme.

8 commentaires:

  1. il me tente vraiment ce roman, d'après ce que tu en dis ! c'est un sujet qui me touche aussi (bien que n'ayant pas du tout été élevée de cette façon, je précise) et encore plus depuis que je suis maman.
    je n'en avais pas du tout entendu parler, mais je l'ajoute à ma prochaine commande !

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  2. Je pense que ce livre n'est pas fait pour moi, le sujet est un peu trop dur, j'ai très peur de passer à côté et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur...

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  3. merci pour cette découverte! =)

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  4. Merci pour cette découverte, il rejoint ma WL !

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  5. J'ai adoré comme toi, je ne suis pas passé loin du coup de coeur. Je mets un lien vers ton avis sur ma chronique. ^^

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  6. Comme toi, j'ia beaucoup aimé et comme toi, ce thème du non amour maternel est un thème qui me plait beaucoup en littérature. Et j'ai trouvé ça très intelligent de nous montrer comment la mère arrive à déconstruire ses enfants, qui deviennent de véritables petits sauvages ainsi privés d'amour et d'affection. Je fais un lien vers ton joli billet dans le mien car j'aime bcp ta façon d'en parler !
    Cajou

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  7. Bonjour
    Merci beaucoup pour votre publication.
    Ils sont toujours très intéressant et important.
    I love your blog, donc je dois vous féliciter.
    Bonne chance
    Merci
    Bisous

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